Cette semaine marque le début de mon autonomie, autrement dit, je n'ai plus personne vers qui me tourner pour assurer la traduction, OH ayant lui aussi fait sa rentrée.
Dans ce cas autant être positive dès le début et se dire que c'est un mal pour un bien.
Enfin c'est ce que je me dis parce que sincèrement c'est pas facile, facile : il faut mettre de côté toute sa timidité, ne pas avoir peur de faire des erreurs, ne pas avoir honte de dire des phrases qui ne veulent rien dire, ne pas hésiter à demander de répéter et si vraiment ça ne marche pas, à dire : "I'm sorry but AY DONTE SPIKE ANCHLICHE ! "
Cette simple phrase est censée mettre fin à la conversation mais c'est sans compter la tolérance et la patiente de mes interlocuteurs.
C'est ainsi que j'ai discuté avec les déménageurs et réceptionné nos premières affaires.
Le surlendemain, j'ai discuté avec le technicien venu nous installer internet. La conversation était plus longue, nous avons parlé de sa femme d'origine espagnole et moi de surenchérir en lui disant que j'étais à Barcelone l'année dernière pour les vacances, et blablablablablabla...: Au final nous avons internet, le téléphone et le câble et j'ai tout compris. Il est tout de même parti en me disant "Good luck". Je ne sais pas trop comment je dois le prendre ...
Le soir - fière de moi- je me suis rendue au parc avec Bouss' et Gribouille (le parc c'est mon école parce que grâce aux enfants et aux nanies tu apprends un vocabulaire simple et qui peut être bien utile). Et là, je rencontre une maman américaine : wouahou ! Je n'ai pas tout compris, elle n'a pas tout compris mais nous avons discuté pendant une bonne demi heure.
Conclusion : Je suis épuisée !
Je ne saurais trop vous conseiller de lire le concept "Ay donte spike angliche" de la petite Sandrinette.
mercredi 15 janvier 2014
lundi 13 janvier 2014
La rentrée de Bouss'
Aujourd'hui (le 13/01) c'était le grand jour pour Bouss' qui a repris le chemin de l'école après 3 semaines ; il était d'ailleurs temps car on sentait bien qu'il commençait à tourner en rond.
J'avoue que j'étais inquiète : nouvelle école, nouvelle langue, nouvelle pédagogie, nouvelle maîtresse, nouvelle assistante, .... Et pis, il faut aussi dire qu'il n'a pas choisi de changer d'école, de copains, de cantine (quoi que !), ... alors il y'a cette pression sur les épaules des parents : pourvu que cette aventure se passe bien pour lui !!!
Je ne lui montre pas que je suis stressée d'ailleurs, il ne le verrait même pas vu qu'il lui manquait quelques petites heures de sommeil et que je courais dans tous les sens afin de ne pas être en retard !
Une fois la lunch-box prête, nous prîmes le chemin de l'école.
Et là c'était vraiment cool, on discutait tous les trois - on compte Gribouille -, on regardait les jeunes jouer au basket avant de se rendre en cours, les écureuils courir dans les parcs, et puis forcément je commençais à me détendre sous un petit rayon de soleil qui plus est.
Au moment de traverser, j'entends Bouss' crié : "Hi"! à l'agent de sécurité. Je ne m'attarde pas trop sur ce vocabulaire nouveau qui lui vient naturellement de peur de l'intimider.
A une autre rue, et encore au moment de traverser, il agite la main vers le conducteur en disant "thank you" et se tourne vers moi avec un petit sourire surpris.
Conclusion : Je comprends que je ne dois pas trop m'inquiéter et qu'il s'en sortira très bien ; enfin je l'espère...
J'avoue que j'étais inquiète : nouvelle école, nouvelle langue, nouvelle pédagogie, nouvelle maîtresse, nouvelle assistante, .... Et pis, il faut aussi dire qu'il n'a pas choisi de changer d'école, de copains, de cantine (quoi que !), ... alors il y'a cette pression sur les épaules des parents : pourvu que cette aventure se passe bien pour lui !!!
![]() |
| Nouvelle cantine |
Je ne lui montre pas que je suis stressée d'ailleurs, il ne le verrait même pas vu qu'il lui manquait quelques petites heures de sommeil et que je courais dans tous les sens afin de ne pas être en retard !
Une fois la lunch-box prête, nous prîmes le chemin de l'école.
Et là c'était vraiment cool, on discutait tous les trois - on compte Gribouille -, on regardait les jeunes jouer au basket avant de se rendre en cours, les écureuils courir dans les parcs, et puis forcément je commençais à me détendre sous un petit rayon de soleil qui plus est.
Au moment de traverser, j'entends Bouss' crié : "Hi"! à l'agent de sécurité. Je ne m'attarde pas trop sur ce vocabulaire nouveau qui lui vient naturellement de peur de l'intimider.
A une autre rue, et encore au moment de traverser, il agite la main vers le conducteur en disant "thank you" et se tourne vers moi avec un petit sourire surpris.
Conclusion : Je comprends que je ne dois pas trop m'inquiéter et qu'il s'en sortira très bien ; enfin je l'espère...
dimanche 12 janvier 2014
Chèque-up !
Voilà une semaine que nous sommes arrivés à Jersey City et je dois avouer que le début de la relation est plutôt glaciale et que le temps ne nous a pas épargné : soit il a fait beau mais froid soit il a fait bon mais pluvieux ! Et quand je dis qu'il a fait froid il a vraiment fait froid.
Désormais, je sais où se situe mon seuil de tolérance. Bien évidemment, je ne vais pas vous le dire car vous risqueriez de ne plus me prendre au sérieux.
Ceci étant dit que s'est-il passé cette semaine ?
Nous nous sommes rendu chez le pédiatre afin d'effectuer le check-up de Bouss': examen obligatoire pour rentrer à l'école. J'y vais assez confiante dans la mesure où ma dernière semaine en France avait pour but de mettre à jour tous les carnets de santé. Et en plus, le pédiatre français m'avait assuré que Bouss' était clean jusqu'en 2017.
A notre arrivée la secrétaire médicale nous tend une tablette électronique afin de remplir le dossier médical. Après l'avoir renseigné et remis, elle nous présente une facture de ... 100 dollars.
Moi : ah ouais c'est pas un mythe, ça coûte cher !
Secrétaire : il lui faut faire 3 autres vaccins dont un contre la grippe.
OH m'assure la traduction.
Moi : ...
OH : Et ça va nous coûter combien ?
Secrétaire : 240 dollars.
OH n'ose plus m'assurer la traduction de peur de révéler qu'il ne comprend pas l'anglais aussi bien qu'il le croit (parce que travailler pour une grande boite et ne pas connaitre les chiffres moi, je ne sais pas vous, je trouve que ça craint).
Moi : ...
Heureusement les vaccins ne sont pas indispensables pour rentrer à l'école, nous reviendrons donc une fois que nous aurons la mutuelle. L'obtention de ce délai me permet de retrouver la parole et mes esprits.
Quelques minutes dans la salle d'attente puis arrive le moment de l'examen qui se passe en deux étapes.
La première est assurée par une infirmière pédiatrique très gentille et on voit de suite qu'elle adore les enfants. Elle mesure Bouss', le pèse, pose des questions : est ce qu'il connait les couleurs ? fait pipi au lit ? ... Et lui offre un auto-collant.
La deuxième étape est assurée par la pédiatre - très sympa également - qui vérifie les oreilles, les amygdales, et autres... ! Et pis, c'est tout...
La secrétaire : Nous prenons en charge la place de parking.
Moi : ...
OH: Thank you very much !
Bouss': You're welcome
Conclusion : Bouss' est apte à aller à l'école, pourvu qu'il n'attrape pas la crève dès le premier jour...
Désormais, je sais où se situe mon seuil de tolérance. Bien évidemment, je ne vais pas vous le dire car vous risqueriez de ne plus me prendre au sérieux.
Ceci étant dit que s'est-il passé cette semaine ?
Nous nous sommes rendu chez le pédiatre afin d'effectuer le check-up de Bouss': examen obligatoire pour rentrer à l'école. J'y vais assez confiante dans la mesure où ma dernière semaine en France avait pour but de mettre à jour tous les carnets de santé. Et en plus, le pédiatre français m'avait assuré que Bouss' était clean jusqu'en 2017.
A notre arrivée la secrétaire médicale nous tend une tablette électronique afin de remplir le dossier médical. Après l'avoir renseigné et remis, elle nous présente une facture de ... 100 dollars.
Moi : ah ouais c'est pas un mythe, ça coûte cher !
Secrétaire : il lui faut faire 3 autres vaccins dont un contre la grippe.
OH m'assure la traduction.
Moi : ...
OH : Et ça va nous coûter combien ?
Secrétaire : 240 dollars.
OH n'ose plus m'assurer la traduction de peur de révéler qu'il ne comprend pas l'anglais aussi bien qu'il le croit (parce que travailler pour une grande boite et ne pas connaitre les chiffres moi, je ne sais pas vous, je trouve que ça craint).
Moi : ...
Heureusement les vaccins ne sont pas indispensables pour rentrer à l'école, nous reviendrons donc une fois que nous aurons la mutuelle. L'obtention de ce délai me permet de retrouver la parole et mes esprits.
Quelques minutes dans la salle d'attente puis arrive le moment de l'examen qui se passe en deux étapes.
La première est assurée par une infirmière pédiatrique très gentille et on voit de suite qu'elle adore les enfants. Elle mesure Bouss', le pèse, pose des questions : est ce qu'il connait les couleurs ? fait pipi au lit ? ... Et lui offre un auto-collant.
La deuxième étape est assurée par la pédiatre - très sympa également - qui vérifie les oreilles, les amygdales, et autres... ! Et pis, c'est tout...
La secrétaire : Nous prenons en charge la place de parking.
Moi : ...
OH: Thank you very much !
Bouss': You're welcome
Conclusion : Bouss' est apte à aller à l'école, pourvu qu'il n'attrape pas la crève dès le premier jour...
mercredi 8 janvier 2014
INTEGRATION
Si vous ne le savez pas, j'aime passer du temps dans la cuisine, des heures sur les blogs culinaires et des soirées devant des émissions sur ce thème : non pas que je sois spécialement gourmande mais je trouve ça vraiment cool.
Cela dit en passant lors du déménagement je me suis rendue compte que cette passion - un bien grand mot - m'avait coûté une vraie petite fortune...
Ma spécialité ?! La tarte aux pommes.
D'accord ce n'est pas très compliqué mais la tarte aux pommes c'est un héritage familial : Bo papa adore la tarte aux pommes, OH adore la tarte aux pommes, Bouss' (3 ans) adore la tarte aux pommes, Gribouille (1 an) euh ... adore manger. Et puis, faire de la tarte aux pommes ma spécialité permet d'écrire cet article.
Tout cela pour dire qu' en allant faire quelques petites courses, j'ai pensé très fort et "si on faisait une tarte aux pommes": chouette, youpi, awesome dixit Bouss'. Plus le choix, le défi est lancé !
Et voilà comment je me suis retrouvée face à une réalité, nous ne sommes plus en France, je n'ai plus mes repères : je pense farine c'est écrit flour, je pense beurre c'est écrit butter, mes proportions sont en grammes ici on dit CUP, .... Et encore si ce n'était que ça se serait trop simple, il faut choisir parmi une quantité incroyable de produits.
Pas le choix je me dois de sauvegarder l'héritage je sors du magasin sans les ingrédients pour ma tarte but "I will be back !".
Je tapote comme une dingue sur internet et commence mon intégration en apprenant que :
1 cup = 120/130 grammes
que la farine idéale pour la pâtisserie est : All purpose et je prends "All purpose unbleached"
Exemple:
Je crois avoir la maîtrise de la situation - la pâte est prête et me semble PARFAITE- jusqu'au moment de la cuisson de la tarte.
- Je demande à OH de m'allumer le four à 180°.
- Au bout de 2 minutes : bip bip bip : "wouah le four grimpe vite en température", à peine le temps de foncer la pâte.
- Je mets la pâte, au bout de 10 minutes de cuisson je vais la voir et me rends compte qu'elle est restée blanche. Je commence à me poser des questions...
- Je sors la pâte, je rajoute la compote maison, puis très méthodiquement les pommes.
- Je remets la tarte au four : au bout de 30 minutes la tarte qui normalement est pratiquement cuite en France n'a pas changé d'un iota : là, je dis à OH que cet énorme four ne fonctionne pas !
- Et là, OH a compris l'erreur.
Pas vous ?
Nous ne sommes pas en C° mais en Fahrenheit !!!!! Je continue donc mon intégration en apprenant que: - si je veux cuire une tarte aux pommes, mon four doit être allumé à 360°F.
Conclusion : 180°C = 80°F.
Lien utile : Chocolate & Zucchini
Cela dit en passant lors du déménagement je me suis rendue compte que cette passion - un bien grand mot - m'avait coûté une vraie petite fortune...
Ma spécialité ?! La tarte aux pommes.
D'accord ce n'est pas très compliqué mais la tarte aux pommes c'est un héritage familial : Bo papa adore la tarte aux pommes, OH adore la tarte aux pommes, Bouss' (3 ans) adore la tarte aux pommes, Gribouille (1 an) euh ... adore manger. Et puis, faire de la tarte aux pommes ma spécialité permet d'écrire cet article.
Tout cela pour dire qu' en allant faire quelques petites courses, j'ai pensé très fort et "si on faisait une tarte aux pommes": chouette, youpi, awesome dixit Bouss'. Plus le choix, le défi est lancé !
Et voilà comment je me suis retrouvée face à une réalité, nous ne sommes plus en France, je n'ai plus mes repères : je pense farine c'est écrit flour, je pense beurre c'est écrit butter, mes proportions sont en grammes ici on dit CUP, .... Et encore si ce n'était que ça se serait trop simple, il faut choisir parmi une quantité incroyable de produits.
Pas le choix je me dois de sauvegarder l'héritage je sors du magasin sans les ingrédients pour ma tarte but "I will be back !".
Je tapote comme une dingue sur internet et commence mon intégration en apprenant que :
1 cup = 120/130 grammes
que la farine idéale pour la pâtisserie est : All purpose et je prends "All purpose unbleached"
Exemple:
Je crois avoir la maîtrise de la situation - la pâte est prête et me semble PARFAITE- jusqu'au moment de la cuisson de la tarte.
- Je demande à OH de m'allumer le four à 180°.
- Au bout de 2 minutes : bip bip bip : "wouah le four grimpe vite en température", à peine le temps de foncer la pâte.
- Je mets la pâte, au bout de 10 minutes de cuisson je vais la voir et me rends compte qu'elle est restée blanche. Je commence à me poser des questions...
- Je sors la pâte, je rajoute la compote maison, puis très méthodiquement les pommes.
- Je remets la tarte au four : au bout de 30 minutes la tarte qui normalement est pratiquement cuite en France n'a pas changé d'un iota : là, je dis à OH que cet énorme four ne fonctionne pas !
- Et là, OH a compris l'erreur.
Pas vous ?
Nous ne sommes pas en C° mais en Fahrenheit !!!!! Je continue donc mon intégration en apprenant que: - si je veux cuire une tarte aux pommes, mon four doit être allumé à 360°F.
Conclusion : 180°C = 80°F.
Lien utile : Chocolate & Zucchini
dimanche 5 janvier 2014
samedi 4 janvier 2014
Que l'aventure commence
Ca y'est nous y sommes !
Après avoir fait notre déménagement et vu partir nos 95 paquets, il était temps pour nous de prendre notre "envol" parce que la vie en mode camping a ses limites.
C'est donc chose faite et c'est le premier article outre atlantique.
Je dois tout de même avouer que nous ne pensions pas décoller compte tenu de la tempête de neige qu'il y'a eu. Au final les intempéries n'ont eu aucune incidence sur notre voyage qui a même été moins long que prévu. C'était un vrai un ouf de soulagement car Bouss' et Gribouille commençaient à montrer des signes d'énervements.
Et là, ma boule au ventre se met en place comme prévu car la langue officielle bah je ne la maîtrise pas trop et je dois avouer avoir une mauvaise image des douaniers américains.
Allez il faut quitter l'avion Madame ! Je prends donc mon courage à deux mains ou plutôt mes deux enfants et nos 6 bagages à main et me retrouve devant une file d'attente de minimum 1h30 : Oh my God! (oui je me défends pas mal quand il s'agit de faire des appels au secours en anglais ). Et là, un agent de sécurité a entendu ce cri de désespoir et nous a permis de raccourcir notre durée d'attente mais j'ai moins de temps pour réviser mes bases car je doute que les "OMG" et autre "Jesus Christ" suffiront à expliquer les raisons de ma venue aux Etats-Unis.
OH essaie de me rassurer comme il peut mais bon...
A ce moment les sirènes se mettent à retentir. Ma boule au ventre grossit parce que dans ma tête un véritable scénario se met en place et la sirène c'est l'alerte pour dire "Toi tu ne rentreras pas chez nous parce que si tu veux vivre aux Etats-Unis il faut parler la langue et comme tu ne sais pas la parler tu retournes chez toi".
C'est notre tour et là .... aucun souci sans doute à cause de la peur qui se lisait sur mon visage ou tout simplement parce que nous disposons d'un visa : dire que j'ai failli me faire un ulcère! Et en plus pas méchant le douanier.
Je respire un peu mieux mais c'est sans oublier la dernière étape : celle qui consiste à déclarer nos biens. OH remet la déclaration et je dois avouer que ce qui m'embête le plus ce n'est pas de perdre ma boite de foie gras mais d'ouvrir les 100 kgs de bagages pour perdre une boite de foie gras.
L'agent qui reçoit le papier fait une grimace du genre "vous vous allez les ouvrir les bagages" avec un sourcil en accent circonflexe - je vous rappelle que j'écris mon scénario - et là je me dis "Oh s..t !"
Mais là aucun souci et un "Welcome to the United States" : Ils sont sympas ces Ricains.
Je ne vous raconte pas l'attente du chauffeur !
Conclusion : De la chambre on voit le symbole de l’amitié franco-américaine ;-)
Après avoir fait notre déménagement et vu partir nos 95 paquets, il était temps pour nous de prendre notre "envol" parce que la vie en mode camping a ses limites.
C'est donc chose faite et c'est le premier article outre atlantique.
Je dois tout de même avouer que nous ne pensions pas décoller compte tenu de la tempête de neige qu'il y'a eu. Au final les intempéries n'ont eu aucune incidence sur notre voyage qui a même été moins long que prévu. C'était un vrai un ouf de soulagement car Bouss' et Gribouille commençaient à montrer des signes d'énervements.
Et là, ma boule au ventre se met en place comme prévu car la langue officielle bah je ne la maîtrise pas trop et je dois avouer avoir une mauvaise image des douaniers américains.
Allez il faut quitter l'avion Madame ! Je prends donc mon courage à deux mains ou plutôt mes deux enfants et nos 6 bagages à main et me retrouve devant une file d'attente de minimum 1h30 : Oh my God! (oui je me défends pas mal quand il s'agit de faire des appels au secours en anglais ). Et là, un agent de sécurité a entendu ce cri de désespoir et nous a permis de raccourcir notre durée d'attente mais j'ai moins de temps pour réviser mes bases car je doute que les "OMG" et autre "Jesus Christ" suffiront à expliquer les raisons de ma venue aux Etats-Unis.
OH essaie de me rassurer comme il peut mais bon...
A ce moment les sirènes se mettent à retentir. Ma boule au ventre grossit parce que dans ma tête un véritable scénario se met en place et la sirène c'est l'alerte pour dire "Toi tu ne rentreras pas chez nous parce que si tu veux vivre aux Etats-Unis il faut parler la langue et comme tu ne sais pas la parler tu retournes chez toi".
C'est notre tour et là .... aucun souci sans doute à cause de la peur qui se lisait sur mon visage ou tout simplement parce que nous disposons d'un visa : dire que j'ai failli me faire un ulcère! Et en plus pas méchant le douanier.
Je respire un peu mieux mais c'est sans oublier la dernière étape : celle qui consiste à déclarer nos biens. OH remet la déclaration et je dois avouer que ce qui m'embête le plus ce n'est pas de perdre ma boite de foie gras mais d'ouvrir les 100 kgs de bagages pour perdre une boite de foie gras.
L'agent qui reçoit le papier fait une grimace du genre "vous vous allez les ouvrir les bagages" avec un sourcil en accent circonflexe - je vous rappelle que j'écris mon scénario - et là je me dis "Oh s..t !"
Mais là aucun souci et un "Welcome to the United States" : Ils sont sympas ces Ricains.
Je ne vous raconte pas l'attente du chauffeur !
Conclusion : De la chambre on voit le symbole de l’amitié franco-américaine ;-)
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