mercredi 3 septembre 2014

La rentrée de Gribouille


C'est beau comme un petit cœur et sous une chaleur déjà bien écrasante que Gribouille s'est rendu à son premier jour de "daycare" accompagné de papa. A la question comment s'est passée sa matinée, sa maîtresse nous a répondu qu'il y'avait eu des hauts et des bas. Sans surprise donc.

Un des points positifs de la matinée était de constater comment fonctionnait cette crèche (Il faut dire que jusqu’à maintenant notre approche reposait sur les différents avis des autres mamans et sur l'impression eue lors de la visite) :

- Gribouille fait parti d'un petit groupe de 5 pour une maîtresse et une assistante !!!!!! Et ça, j'achète. En même temps, vu le prix, je peux dire que je paie. Cela permet à une d'entre elles de pouvoir s'occuper d'un enfant sans pour autant perturber le déroulement de l'activité. Ça sent, le vécu non ? Le seul hic est que Gribouille semble s'être attaché à la maîtresse et qu'il ne semble pas vouloir se laisser attendrir par le joli sourire de l'assistante...Ca sent le vécu là aussi. Là c'est lui qui gère.

- Sa maîtresse est celle que nous avions rencontré lors de la visite. Elle me paraissait sympa et elle l'a été à la fin de cette matinée. Elle a pris le temps de nous montrer les photos du jour, de nous faire un petit débrief. A ma question est-ce qu'il comprenait ?  Elle a répondu non, en nous racontant avec le sourire qu'il disait oui à tout. Bonjour les moments de contrariétés. Là c'est eux qui gèrent.

- Nous avons pu imposer notre semaine d'adaptation. Je me voyais mal, laissez Gribouille toute une journée dans un univers parfaitement inconnu avec des gens tout aussi inconnu. C'est fou, que le "daycare" ne prévoit pas cela. Voilà le planning proposé : les deux premiers jours, je le récupère avant l'heure du repas, le troisième après le repas et le quatrième il va y passer toute la journée. On verra si c'est suffisant ... Là c'est nous qui gérons.

- Nous faisons désormais partie du meetup (groupe, les américains adorent les meetup) de la crèche et avons un accès à leur site.  C'est plutôt sympa. On est en relation avec les autres parents, on pourra y visualiser les différentes photos/ activités de la journée, converser avec la maîtresse et aussi être au courant du niveau restant de couches, de lingettes, etc, ...

Je reviendrais sur cette rentrée à la fin de la semaine. En attendant, Gribouille va se préparer sous l’œil inquiet de son grand frère qui appréhende sa rentrée de demain : ahhhhhhhhhhhh !

Conclusion : Et qui gère ?

lundi 1 septembre 2014

Le "Cobbler"

Cobbler à la mangue 
 Au fur et à mesure de mes investigations sur la blogosphère culinaire américaine, j'ai découvert le cousin anglo-saxon du crumble, le "cobbler".

Cette préparation est un jeu d'enfant (une activité gourmande pour le samedi après midi ;-)) ! Elle n'a rien de sophistiquer, ne casse pas des côtes en apparence, ne demande aucun doigter particulier ni même d'être un AS en pâtisserie. Je dirais même qu'il est plus facile que le crumble. Mais qu'est ce qu'il est bon !  Et, si on veut être 100 % US on prépare un "peach cobbler". Avec la fin de la saison des pêches - en France - cet article tombe à pique.

Mais qu'est-ce que le cobbler ? Il s'agit d'une pâte sucrée posée sur des fruits que l'on aura préalablement laissés mariner quelques minutes dans un peu de sucre, de vanille, de farine ou maïzena, de zeste de citron, ... c'est à vous de voir. Je le dis souvent, la cuisine c'est comme on l'aime ; n'est-ce pas M. Lignac. Une fois les fruits bien imbibés et qu'un petit sirop s'est amoureusement formé, vous mettez le tout dans un plat allant au four tourtière ou des ramequins pour des versions individuelles que vous recouvrez grossièrement (en formant des boules) de ce fameux cobbler. 

Cobbler : 250 gr de farines, 50 gr de sucres, 100 gr de beurre, 2 pincées de sel - jusque là, on est sur un crumble - ET 2 cuillères à café rase de levure chimique  ainsi que 150 gr de crème fraîche épaisse (dans certaines versions américaines, on trouve de l' heavy-cream. Pour avoir testé les deux, j'opte pour la crème fraîche). Vous mélangez tous les ingrédients - en omettant  la crème fraîche épaisse ou la crème liquide - jusqu’à à l'obtention d'un mélange sableux. Puis vous rajoutez la crème rapidement juste histoire de lier le tout. FINI !

Conclusion :  On your mark, get set, pâtisser ;-)

samedi 30 août 2014

En attendant le "4th September"

Nous sommes en pleine préparation de la rentrée des classes pour Bouss' (le 09/04) et Gribouille (le 09/02). Je ne vous parle pas du stress qui commence à m'envahir car si vous suivez régulièrement nos aventures, vous pouvez le deviner...  

En attendant le grand jour, Bouss' a reçu une jolie petite lettre de Mrs. A., sa nouvelle maîtresse que je trouve super sympa et que je partage avec vous :

Dear Bouss', 

Welcome to C. School. My name is Mrs A. and I am your Pre-K4 teacher. Our room number is 103. I am so happy to have you in my class this year because I have many fun and exciting activities planned for you and the other wonderful children in our class.

I can't wait to meet you and your family next Thursday, September 4th. I hope you have had a great summer and I look forward to hearing all the things you did.

You are going to love being in Pre-K4 and exploring our new toys and centers.

See you next week.

Fondly, 

Mrs A.

J'espère que l'année scolaire sera aussi happy, fun, exciting, wonderful, great que semble l'envisager Mrs A. parce que pour le moment Bouss' ne semble pas décider à s'y rendre. To be continued...

Conclusion : Il y'a pas à dire, les américains savent y faire.

mercredi 13 août 2014

Jolies retrouvailles

Préambule : Depuis une semaine je suis en France avec les affreux jojos. 

Depuis je  retrouve des fruits (melons, pêches, nectarines, prunes) avec un vrai goût de fruit (pour Gribouille il s'agit d'une totale découverte) que nous dégustons avec gourmandise : 

Tarte crème d'amande à la pistache-pêches jaunes
Depuis je me demande comment j'ai pu oublier LE dessert signature de cette enseigne de produits surgelés:


Depuis on mange du bon pain


Depuis, les garçons se sont faits de nouveaux amis



Depuis, il pleut


Mais heureusement, nous avons eu le temps de faire un barbecue dans le jardin : 


Depuis j'ai renoué (difficilement c'est vrai) avec une tradition bien française


Conclusion : Depuis, je me rends compte que les américains ont un capital sympathie quasi égal à toutes ces jolies retrouvailles ;-)

lundi 11 août 2014

Comment voir le verre à moitié vide

On entend souvent dire que l'apprentissage d'une langue, en l’occurrence l'anglais -pour le bien de cet article- se passe en plusieurs étapes : 

- Une première étape de progression hallucinante
- Une deuxième étape de stagnation
- Une troisième étape où l'on progresse tranquillement mais sûrement. 
- Dernière étape on est parfaitement bilingue après quelques années de lecture, de pratique, de show tv, ...  

Pour les enfants, il semble que le schéma soit un peu le même (d'après le corps enseignant de l'ancienne école de Bouss') :

- Première étape : les enfants enregistrent mais ne parlent pas. Il ne faut pas s'inquiéter le magnéto est en marche. D'où l'intérêt de les faire regarder les "mastodontes" de la tv : Dora, Peppa Pig, ... ou de passer des heures au parc les laissant s'amuser avec les autres.
- Deuxième étape : les enfants ne veulent que parler l'anglais (à la maison y compris). Il appartient donc aux parents de faire attention afin de préserver la langue maternelle. En ce qui me concerne, les garçons sont tranquilles.
- Dernière étape : les enfants font bien la distinction et parlent les deux langues en "switchant" magnifiquement bien entre les deux langues laissant leur pauvre "Desperate HouseMom" dans les méandres de la stagnation. Je ne sais pas si vous avez déjà été témoin de ce genre de situation mais c'est impressionnant. Je ne parle pas du mot anglais qui s'intègre dans une phrase française, noooooooooonnnnnnnnnnn ! Je parle du petit garçon de 5 ans qui parle anglais ou français en fonction de son interlocuteur au cours de la même conversation. Quelle satisfaction pour les parents!

Petit point : il faut savoir que la lecture fait partie intégrante de l'acquis pour la simple et bonne raison que le cerveau ne fait pas qu'enregistrer mais assimile, comprend, réfléchit. Si bien qu'un enfant parlant parfaitement l'anglais et qui quitte les US avant le stade de la lecture perdra plus facilement son acquis au fil du temps s'il ne continue pas à pratiquer la langue. Pas de panique, car ce petit filou dévoilera une aisance écrasante au réapprentissage de cette même langue voire même à l'acquisition d'une troisième. Le cerveau est un disque dur, il ne faut pas l'oublier.

N'étant psychologue que de mon Etat, lorsque j'ai commencé à rédiger cet article, ce n'est pas forcément ce que je voulais vous racontez ; si bien qu'à ce stade je n'ai toujours pas de titre et encore moins de conclusion. Je ne vais tout de même pas continuer à me défiler en vous souhaitant une bonne semaine à chaque fois. Quoique ;-)

Voilà ce que je voulais vous dire : 

Ma voisine et amie Marie me l'avait dit. Marie est une expatriée. Tout comme moi, elle a fait des études juridiques. Tout comme elle je vais certainement devoir renoncer à ce droit ;-(. Selon ses dires, son niveau d'anglais était équivalent au mien [Je ne sais pas comment je dois le prendre, mais comme je ne suis pas susceptible sur ce point enfin sauf lorsque je me mets à pleurer dans la rue priant pour ne croiser personne...].

Quelques mois après son arrivée elle s'était retrouvée dans un "fast food" face à un homme qui lui parlait et dont elle n'avait absolument rien compris !!!! Avec le recul, elle expliquait que sans doute, il lui avait juste demandé s'il pouvait prendre la chaise libre à côté d'elle, va savoir, elle ne le sait pas. Toujours est-il que cela l'avait anéanti. Pour la simple et bonne raison, qu'elle pensait être à l'aise après des heures et des heures de cours d'anglais. Elle avait eu la chance d'avoir été tirée au sort par un organisme à NYC qui proposait des cours d'anglais gratuit pour une partie de ses étudiants. Je ne sais pas si cela existe encore. Aujourd'hui, elle est parfaitement bilingue et croque la grande pomme avec plaisir et comme beaucoup d'expat, si la question du retour en France reste un sujet de réflexion, elle se sent bien dans cette vie.

Lorsqu'elle m'a raconté cette histoire en me servant un verre de vin (?) je me suis demandée quand est-ce que ce moment m'arriverait. Voilà c'est fait ...

Il y'a quelques jours, je me suis retrouvée en larmes dans la rue, téléphone à la main expliquant à mon mari -je parle bien d'OH- que j'avais dû payer plus cher une prestation pour la simple et bonne raison que je n'avais pas compris un mot. Il m'était alors impossible de revenir sur le malentendu, le choix ayant été fait. 

Pour lui, il n'y avait pas de raison de me mettre dans cet état, l'important étant de m'être fait plaisir - c'est mon mari - ! Certes, mais au bout de 6 mois d'anglais intensif ça fait mal. Ça m'a ANEANTI ! Sans doute qu'il y'avait un trop plein, de la fatigue accumulée, je ne sais pas. Je me suis sentie nulle à c...r. Envie de tout abandonner. Envie de renoncer.

Je prends la mesure de l'état de Bouss'. Le gouffre dans lequel il était, même si je ne l'ai jamais sous-estimé. Je sais le désarroi dans lequel j'ai confronté mon mari qui a dû se dire que tout cela c'était de sa "faute". Je le dis souvent, il n'est pas facile d'être celui pour qui on lâche tout (je sais aussi avoir promis un article à ce sujet). Je crois qu'il doit se dire qu'il a une épée de damoclès au dessus de la tête. Qu'il ne s'inquiète pas, ce rêve je continue de le partager avec lui [petit message perso]. Voir le verre à moitié vide fait partie intégrante de l'expatriation ;-). Alors si cela t'arrive, pense à mon amie Marie.

Conclusion : J'ai également vu ce même verre à moitié plein. Mots pour Maux...

mardi 5 août 2014

Une vie de chien

Si notre parenthèse permet d'écrire les "choses" qui me surprennent ou pas, je crois que ce récit à toute sa place sur ce blog même si je vous avoue que je ne sais pas du tout où  je vais vous emmener avec cet article. Il faut aussi dire que cela faisait un moment que j'avais envie d'écrire sur la relation/le rapport qu'ont les américains avec leurs chiens tellement cela m'a surpris. Et pis ce matin, je me suis dit allez dit le que les américains ADORENT leurs toutous. "Doggy" comme le dit si bien Gribouille. Le déclic ?

En faisant la chambre des garçons, j'ai entendu un homme crié si bien que j'ai cru à une agression. Ce qui, dans mon quartier pourrait être un événement. Ce même quartier qui il y'a 4 ans seulement aurait pu être surnommé la "ZONE" par les médias français, tellement il était mal fréquenté et que le risque de se faire voler surtout lorsqu'on était une femme était certain. Aujourd'hui, la seule qui semble avoir peur de laisser son vélo 2 secondes sans surveillance est ma voisine ; si bien qu'elle me missionne d'y jeter un œil le temps qu'elle aille vérifier je ne sais quoi dans son appartement. Il faut dire qu'elle a été témoin de cette période peu glorieuse d' Hamilton Park. 

En ce qui me concerne, je laisse ma poussette dehors toute la journée et même la nuit lorsqu'on oublie de la monter. Ma voisine m'a d'ailleurs prévenu qu'on finirait par me la voler. J'aurais aimé lui dire que cette poussette est tellement vieille que je ne l'accepterais même pas en cadeau. Il faut dire qu'elle a l'âge de Bouss' et que l'hiver passé ne l'a pas aidé. Bref, qu'on nous la vole cela nous obligera à en acheter une autre. Depuis le temps qu'on en parle.

Pour revenir au sujet, cet homme, que j'ai entendu crié avec les larmes aux yeux et alertant tous les passants dans une langue que je ne comprenais pas (je suis certaine que ce n'était pas de l'anglais), essayait en vain de rattraper deux de ses toutous qui s'étaient échappés je ne sais comment alors que le troisième essayait désespérément de suivre les deux autres chiens et leur maître. Pour le coup, il n'était maître de rien, je suis d'accord. Au final, le troisième chien a cessé de courir et pissait à volo dans la rue. Sans doute l'émotion, allez savoir. Sauf que les deux autres chiens ont certainement cru qu'il s'agissait d'un jeu et  ne comptaient certainement pas s'arrêter aux feux qu'il soit rouge, orange ou vert. Avec Gribouille, on regardait la scène en se demandant comment cela allait se terminer surtout que si vous faites courir un chien et un homme, le plus rapide ne sera pas l'homme. Alors courser deux chiens à la fois .... Arf. J'étais sûr que la fin serait fatal mais c'était sans compter sur la gentillesse et le côté sportif des américains. J'étais même prête à descendre afin de tenir le troisième qui semblait plus paresseux puisqu'il s'était tranquillement posé sur le trottoir - après s'être soulagé - et attendait sagement la fin de tout ce remue ménage. Au final, l'homme est réapparu, avec ses trois chiens, en sueur et proche de l'attaque cardiaque tellement il a eu peur. Ouf! 

C'est ainsi que j'ai eu envie de vous partager ces photos (ce qui me permettra de vider mon pauvre téléphone des photos en attente d'article)

Pas de jaloux ! Chacun sa glace 





Conclusion : Si vous avez un chien et que vous comptez l'expatrier ne vous inquiétez pas pour lui, les US sauront l'accueillir. De plus, ils sont d'excellents compagnons de sociabilisation (playdate, jogging, ...)

dimanche 3 août 2014

Et si la "Key lime pie" nous ouvrait la porte de la Floride ...

La recette de cette semaine était la "key lime pie" et non plus le cheesecake comme je l'avais annoncé la semaine dernière pour la simple et bonne raison que j'avais toutes les clés en main - hahaha - pour réaliser cette tarte et très peu de temps pour le cheesecake. Je vous avoue qu'entre le cheesecake et moi c'est un peu compliqué, tellement j'en ai raté :-(. Je tarde et je retarde donc autant que possible une nouvelle confrontation...

La "key lime pie" est la tarte au citron vert officielle de la Floride depuis 2006. Elle est très rapide à faire et ne demande que très peu d'ingrédients ; mais comme beaucoup de légende il n'est pas facile de trouver UNE recette ! Cela étant, il est certain que pour la réaliser, il faut du lait concentré sucré et des key limes - citron vert. Après vous faîtes comme vous le sentez :

- pâte brisée, sablée ou crackers Grahams. Pour cette recette, j'ai opté pour les crackers Grahams que j'ai travaillé comme pour une pâte traditionnelle :



- meringue ou chantilly. Euh ... l'été étant là, tout comme les kilos en stock, j'ai opté pour une meringue suisse :


Et voici le résultat :





Verdict : Elle a tout d'une tarte au citron française mais qu'on ne s'y trompe pas c'est une "key lime pie" donc différente. Quoiqu'il en soit, elle n'est pas mauvaise, se laisse tranquillement manger et peut être une très bonne alternative à une tarte au citron française tant le gain de temps est remarquable ;-)

Conclusion : On your mark, get set, pâtisser !

*Pour la recette et l'histoire de cette tarte c'est par là  et pour une idée encore plus gourmande c'est par ici.